3 décembre 2017 Étiquettes : ,

technicien – marché, dimanche, 14 heures

Il va être deux heures, on entend les vendeurs de dehors commencer à remballer. je descends de chez moi, la halle est de l’autre côté de la rue. je me dirige immédiatement vers la vendeuse la moins chère, qui m’a à la bonne, je prends le nécessaire en ne faisant pas attention à l’origine des trucs, bien qu’ils soient de saison. Il me reste deux euros, pas assez pour prendre de la viande. Je me retourne, et c’est le stand du monsieur de l’AMAP. L’autre dame qui m’a à la bonne ne me loupe pas, et me propose un truc pour deux euros. De quoi ai-je besoin? Leurs tomates sont délicieuses, et je me fais avoir pour une caisse de tomates mûres pour mes deux euros et cinq centimes, alors que j’en avais déjà deux kilos du premier stand.

Conclusion: 3/10, j’ai été complètement con sur ce coup-là. En même temps, qu’aurais-je fait d’un fenouil ou d’un radis noir? Je n’ose même pas m’attaquer à un pâtisson qu’un pote m’a ramené il y a un mois en échange de trois nuits sur le clic-clac du salon, il est bien trop mignon pour se faire découper, et je déteste les courges.


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Ln – Relou du Leclerc Drive 19/10/2013

Autant  vous dire que c’était comme d’habitude niveau remplissage du coffre, à part peut-être que j’ai décidé de prendre un carton de 4 bouteilles de vin au lieu d’un alcool fort, parce que je fais attention à ma santé et que le vin ça soigne tout. Surtout vers les 4/5 verres.

Bref, me voilà arrivée à l’heure convenue sur ma petite place de parking, je sors, méfiante, ma carte Leclerc de mon portetrucs en titane. J’ai bien regardé à gauche et à droite pour m’assurer que personne ne regardait, et j’ai furtivement scanné ladite carte sur la borne réservée à ma place de parking.

DWOUING !

Putain, pour la discrétion on repassera. J’apprends en lisant le petit écran sur lequel nombre de vieux doivent se casser la vue que c’est Robert qui va s’occuper de ma commande, qui est prête. (Mais encore heureux !! Sinon je te brule ton hangard ma parole, ça va pas ou quoi) (ah et puis en fait je suis con, y a pas de vieux au drive, les vieux sont dans les magasins exclusivement le samedi après midi pour faire chier les gens, c’est un truc secret de vieux, tu peux pas test).

Au même moment, une camionette se gare juste à côté de moi, le mec dedans, du genre rien qu’y se prend pour Alicia Keys en profite pour me mater salement juste comme ça me donne bien envie de tuer. Il en descend l’air coquin. Je voudrais bien lui arracher les yeux mais j’ai peur de la police. Il s’approche de moi ( AH PUTAIN J’EN ETAIS SURE FILS DE PUTE FILS DE PUTE) et me demande en regardant partout sauf dans mes yeux comment ça marche vu que c’est sa première fois. (sa first time s’est pas très bien passée :/)

Bon je ne suis pas une pute, j’ai répondu le plus neutre possible qu’il fallait une carte, sinon tu vas donner ton numéro de commande  au guichet allez au revoir.

Quelques fois je me hais.

3/10 ça aurait du être la moyenne, mais franchement je déteste le regard pervers de ce con.


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technicien – courses du samedi

Vers 19 heures, une amie m’appelle en pleine descente de la soirée de la veille, apparemment pleine d’amen breaks et de gens bizarres. Pour voler à son secours, je me munis de deux antihistaminiques qui sont également prescrits pour de légères angoisses occasionnelles, du tabac à rouler que j’ai en spare du retour du bled de ma mère, et je fonce vers monoprix, lequel inaugure en grande pompe la dernière heure d’ouverture du jour.

Je trace vers les pinards, en me demandant lequel convient le mieux dans ce genre de circonstance; j’exclus d’office les chers (j’ai deux euros cinquante en cash, une carte bloquée, et trois euros sur une carte monop de fidélité de ma coloc), les blancs (j’ai la ferme intention de lui en squatter trois verres quand même, et ne bois que du rouge), les bordeaux parce que ça coupe les jambes et qu’il faudrait qu’elle prenne un peu l’air, les cépages parce que ça fait type qui dort dehors, et me retrouve avec un truc correct à quatre euros (je détaillerai ma méthodologie un jour).

Au fur et à mesure que j’avance vers le réfrigérateur plein de jambon sous vide d’un côté et de laitue découpée dans un sac en plastque de l’autre, qui marque l’angle à prendre pour se diriger vers les caisses et bénéficier du meilleur panorama pour jauger les différentes files d’attente, je doute de mon choix, fais demi-tour, évalue les autres picrates à 4 eu et finalement reprends le même.

Je m’engage donc dans la file d’attente des caisses, j’ai le choix de scruter la nuque d’un jeune couple dont la fille a de l’herpès autour de la bouche et qui veut acheter du poisson fumé, une bouteille de rosé et le garçon ira chercher une courgette à la dernière minute, et une femme qui a plein de trucs dont une salade colesaw, et finalement, alors que tout s’éternise, une caissière encore plus à gauche qui avait l’air de clôturer sa journée me fait signe. Je m’approche, lui demande poliment si c’était à moi qu’elle faisait signe et si elle n’était pas en train de fermer (elle avait déjà sorti une trousse transparente avec une sérigraphie du logo du magasin, ce qui augure assez bien ce genre de situation), elle me répond que j’ai très bien vu. Je paie avec ma monnaie et ma carte monop et elle me rend un euro.

Je mets la bouteille dans mon sac et je me barre. 3/10 , le seul point positif de ce jour était la caissière. (J’ai décidé de sacquer mes coucourses parce qu’elles ont un peu de mal à se renouveller en ce moment).


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