3 décembre 2017 Étiquettes : ,

vendredi 18 heures 30 – gogogogogo

En rentrant, je commence à préparer un énorme splifton bien mérité. C’était sans compter un fâcheux oubli de mon paquet de tabac et de mon unique paquet de feuilles, quelque part, entre montrouge et saint-ouen.

Obligé de descendre chercher des feuilles – bordel, la vie est dure avec moi – et de la résine pour le reste de la vie, tant qu’à faire: c’est juste en face. puis j’irai chercher le reste de ce qui fait un gentleman dans ces temps si obscurs: deux litres de bière, et des olives à l’ail et au piment qui font re-roter de la bière.

je vais donc au tabac et prends deux paquets de feuilles, le temps d’en perdre un dans la semaine. Un flic a gazé puis brutalisé un gamin hier, devant le lycée juste en face du tabac. Mon quartier étant classé zsp, il est fréquent que des bourres soient garés en double-file et rackettent, entre deux parties de candy crush, de temps à autres les clients du four, ce que l’épisode d’hier nous aura évité pendant encore quelque jours a priori. C’est réglé en moins de cinq minutes – entre cinq pigeons devant, et dix derrière, et le colimaçon abrupt de l’escalier puant permet de ne pas se faire dévisager par ses collègues. C’est très habile, la cité a été pratiquement murée il y a deux semaines. Done, je sors, et me précipite chez monope.

Je prends quatre goudales. Je vais aux caisses robots, pas le temps de me faire jauger par des clients qui voudraient me faire croire que leur vie est plus saine que la mienne, pas envie de voir d’hôtesse de caisse, pas envie que ça dure trois heures, j’étais dans une belle dynamique. Six euros et quelques – putain, c’est cher pour être un peu bourré alors que shabbat commence à peine.

Direction le keutur et soixante-dix centimes de ces horribles olives à la marinade de fennec – mes préférées. Done. Je me casse.

Moralité: 6/10. Ma célérité me satisfait au plus haut point, malgré un meilleur bail sur les olives que sur le pilon. Et aussi, la fille du tabac m’a tiré une drôle de gueule sous prétexte que j’avais la braguette ouverte.


Étiquettes : ,

anonyme – au parc

Bonjour à tous, voici la review de mes coucourses au parc.

Au parc, c’est bien connu, il y a plein de types qui traînent et qui vendent des choses qu’on ne trouve pas dans les autres magasins, alors parfois il faut aller y faire ses coucourses, au milieu des landaus et autres hipsters qui bronzent dans la pelouse, se trouvent dans l’allée centrale ces petits commerçant à la sauvette, toujours en bande, les vendeurs de marijuana. Ils sont très nombreux car ici on n’est pas vraiment inquiété en dessous de 15 grammes, alors autant dire que ça sent bon l’herbe dans ce périmètre, du matin au soir ils sont là, fidèles au poste, à se faire une rude concurrence entre reunois, parce que ouais, ils sont tous reunois, en tout cas dans ce parc.

Je me pointe à une heure sûre, genre 17h (non parce que parfois à 22h y’a plus personne), c’est toujours un minimum de tension, peur de la carotte, ou peur des flics comme tu préfères, je garde mon vélo pour avoir les mains libres et pénètre dans le parc, évidemment ils sont tous là, on a que l’embarras du choix, chacun te hèle de venir le voir, vas-y assieds toi là, c’est limite un ordre, c’est dur de choisir et finalement c’est à un de ces black totalement random que je m’adresse. Combien tu veux, j’ai des pochons à 20, non moi je voudrais 10, t’es sûr ? Son pote va chercher le pochon, c’est combien un gros pochon comme ça ? C’est 50. En dessous, t’as pas de sachet, dans quoi je te la mets ? Merde j’ai rien, bon vasy donne la moi dans la main. 10 euros. Ok voila. Merci. Ho, dit-il en rigolant, les yeux écarlates, t’as fait tomber une tête dans l’herbe. Ca, c’est un gros bédot ! Il remet la tête dans ma main et je m’éloigne un peu content, un peu à l’arrache car j’ai une poignée de beuh dans la main que je sais pas où ranger. Finalement je trouve un mouchoir dans ma poche et j’emballe le tout comme ça, et puis je reprends mon vélo et je me casse.

Simple  et efficace, je mets juste un 6 sur 10 parce que l’illégalité ça me fait toujours un peu suer, la beuh est d’une qualité moyenne, la quantité ça passe, bon, voilà quoi.


Étiquettes : , ,

chevalent – netto

ce matin netto de l’arache car je vis sur mes courses à 11 euros depuis 5 jours et les placards sont vides de vides à présent, j’y vais à putain de reculons mais il le faut car le problème avec l’économies de coucourses c’est qu’on finit par tout le temps bouffer dehors et c’est la ruine de l’âme.

je choisis donc cette heure de prédilection du petit matin pour me rendre dans un netto relativement vide comme je l’avais prévu, et je traverse les rayons tel un éclair en saisissant tous les trucs que je prends habituellement – à un point flippant – en prévoyant les mêmes petits menus de merde que d’habitude – mais j’ai ni la foi ni le temps ni l’envie ni l’argent d’être original – donc voila je remplis mon sac plastique du supermarché conccurent, qui est plus gros que mon sac en tissu de merde, donc j’achète plus (et là dans ma tête j’imagine les mecs de la stratégie marketing qui disent “ouais, plus gros les sacs, comme ça, les mecs qui font des courses jusqu’à ce que leur sac soit rempli, achèterons plus de merdes”) c’est vrai que c’est un peu ma stratégie, entrer et remplir mon sac, donc voila c’est fait (oeufs-pâtes-fromages-pain industriel de merde-tomates-pommes-patates-câpres-mayonnaise-brosse à dent douce car je saigne des gencives-piles pour mes phares, et du babeurre parce que je me sens un peu vaseux dans le ventre)

je croise dans les rayons uniquement des petites vieilles qui doivent avoir la même stratégie matinale que moi, qui ont l’air de se galérer à vivre au point que ça me fasse de la peine, et quelques jeunes mecs à l’air irsute hagards défoncés qui, bah je sais pas, c’est ptet des mecs comme moi, bref une seule caisse ouverte à cette heure-ci, une meuf plutôt dynamique et j’espère qu’elle va pas trop me parler, ça se passe vite, je suis content d’avoir un grand sac ça me permet d’avoir presque tout remballé lorsq u’elle me rend la monnaie. 23 euros, ce qui est plus cher que d’habitude mais c’est l’effet grand sac, putain.

6/10 correct rapide expéditif et j’espère que j’aurais pas besoin d’y retourner avant mardi voire mercredi en me demerdant bien.


Étiquettes : , ,

Z – Lidl Kreuzberg

C’était en avril, et il a dit qu’on allait au Lidl, pas loin de l’appart. C’est marrant cette ville, un coup t’as une rue pavée pleine de vieux immeubles et des plantes partout, la rue d’après t’es sur Namek. On arrive au Lidl et y a plein de mecs assis par terre. J’arrive pas trop à savoir si c’est des charclos, de toute façon j’ai pas trop le temps d’y penser, va falloir que je la joue fine sur celle là. Je vais devoir faire les courses avec mon bro, lui faire entendre que certains trucs sont pas indispensable, qu’on a juste besoin de bouffe, de produits de douche et de PQ.

Là, il commence à mettre des trucs dans le panier, et.. Attends. T’es en train de prendre des bonbons ? Alors que ça fait une semaine que tu nous nourrit aux pâtes et à la bière cheap, parce que c’est rèche. T’es en train de prendre des bonbons alors que j’ai pas chié dur depuis une semaine à cause de toi ? En plus j’aime pas les bonbons. Bon ça va, ça va je dis rien, de toute façon si j’dis un truc je me prend un coup d’pied derrière la nuque.

Il a reprit ces putains de pâtes, je les ait en horreur maintenant. On est passé devant les fruits et légumes, j’ai prit des pommes. Ah, les pavés de saumon sont pas trop cher. Ce soir ce sera pâtes aux saumon. Je suis contente, les protéines c’est cool. Faudra qu’on passe au turc en bas de la maison acheter des bières à 70 centimes, aussi. Je me souviens jamais de leur nom.

Je met à ces coucourses une note de 6/10, parce qu’au final les pâtes étaient bonnes, mais j’avais toujours la chiasse.


31 août 2013 Étiquettes : ,

mnsr.cnnrd – COLRUYT – 18h10

Hier soir, après le boulot, éreintant aujourd’hui, réparation d’une fuite dans une fosse sceptique, je pue le mort après 3 douches, mes doigts ont des  odeurs de merde fermenté (mélange savant de matière fécale et de produits chimiques en tout genre). Je suis gêné en entrant dans le petit supermarché saint pourcinois, par l’odeur que je dégage et mes deux lanternes oculaire, allumé en rouge feu, résultat d’une habitude certaine à trop fumer de pétards en travaillant.

Il fait froid dans ce magasin, le choc thermique post bédave me fait toujours du bien, les employées en orange rangent les bouteilles d’eau, je ballade mon caddie suivant un sillon, tracé par mes habitudes. D’abord l’eau gazeuse, 2 packs, l’eau des robinets Vichyssois, contre toute attente pour le touriste du 3eme age, est absolument dégueulasse, obligé de se farcir les 4 étages a pieds, Vichy Reine des Eaux.

Si je vais à Colruyt, supermarché Belge, nouvellement implanté de la région, et que personne ne sait prononcer, (il ya même désaccord sur ce sujet chez les employés du magasin), est que les bieres belges n’y sont pas cher, et le choix plus nombreux.

Apres l’eau, la bière, 2 packs de leffe, dont une a 9 degré. et 3 chimay bleu; mon sourire revient à l’idée de rentrer chez moi, et de les boire une a une.

Obligé de rentrer dans la chambre froide, pour y prendre légume, beurre, jambon, fromage, yogourt de soja, j’aime beaucoup cette pièce car toute personne qui y entre, émet un son. BRRRZZZ. et un commentaire : “tu vois raymond, je t’y avais dit, qu’y t y fallait ta chtite laine”.

plus je m’enfonce dans le magasin, plus je veux en sortir, mais ayant la liste en main concocté par ma chérie, je ne peux encore une fois me défiler en jouant sur le fait que ma mémoire serait un peu foireuse. j’ai la liste en main. lait de soja, crème pour les mains, chocolat noir etc….

Arrivé en caisse, je croise exactement les mêmes clients que le vendredi d’avant et que celui d’avant etc…. dont un couple de 50/65 ans, impossible à le savoir, couple que j’imagine paysan mais genre paysan consanguin avec un tracteur de 1970, la femme est énorme, à les cheveux en brosse, corps ruiné par la maladie, je met derrière eux dans la queue car j’aimerais les entendre parler, ils doivent parler avec des mots que j’aimerais apprendre, mais ils ne parlent jamais. payent en cash leurs achats hebdomadaire, je les recroiserais plus tard au volant de leur J9 bétaillère; enfin mon tour, merde changement de caissier je me tape le teubé de la bande, qui n’arrive toujours pas a différencier : les pêches des nectarines, les blanches des jaunes, obligé de contrôler ce qu’il fait, il m’a baisé une fois de 5 euros, cette fois ci il ne m’aura pas.

je paye 54 euros et quelques, je m’en suis bien sorti aujourd’hui, de quoi aborder le week end

dur a noter cette aventure , allez je dirais 6/10,


Étiquettes : , ,

chevalent – Netto

Aujourd’hui pour moi Netto again (et ça risque de durer avec le compte en banque que j’ai présentement) mais pour varier un peu j’y suis allé avec la taupe au guichet et une dalle de taré, histoire d’avoir un peu de pression. Bon j’ai fait un détour pour aller pécho un timbre (briefmarken) pour envoyer mon relevé de gaz de merde.

R.A.S j’ai fait un peu comme d’habe … y’avait du monde comme d’habe … assez à noter il fait un peu meilleur alors les keupons du quartier se remettent à faire la manche avec leurs chiens. Ils sont généralement assez sympa et pas tristes/pathétiques comme des vrais mendiants donc ils sont pas déprimant.

Yavait un mec l’air paumé avec son caddie que j’ai pris pour un espagnol.

J’ai eu la même caissière que la dernière fois (la vieille) qui a expédié mes commissions au lance pierre, ma rendu la monnaie limite jte la jette à la gueule et deux clients ont pu passer le temps que j’arrive à tout remballer dans mon petit sac en tissu de hipster de merde. J’en ai eu pour 11,13 euros ce qui est plutôt win vu que y’a deux jours de bouffe dedans.

Sinon sur le chemin j’ai repensé à la vieille caissière et je me disais que ça doit faire longtemps qu’elle fait ce putain de job trop de marde vu que je la vois tout le temps. Ca ca m’a attristé un peu plus. Franchement vaut mieux être punk.

Note coucourses:  6/10 , rien de ouf, la routine … et puis pas de bénéfice immédiat, je dois faire cuire le poisson surgelé, c’est long.


Étiquettes : ,

Chevalent – Monoprix

aujourd’hui je suis allé au monoprix et j’ai acheté du coca normal,
j’ai du faire un peu la queue parce que yavait du pipol, devant moi une petite blonde quarantenaire qui se la jouait un peu djeunz avec des grosses baskets noires et des poses assez swaggy
la caissière était une black peut-être métisse assez grande et plutôt mignonne mais elle avait l’air un peu naze et elle était pas plus sympa que ça, plutôt neutre tendance jte regarde pas et elle dit pas au revoir

dehors je suis repassé devant une mendiante avec mes comissions

en rentrant le coca je l’ai mis au frigo et même une canette au freezer pour qu’elle rafraichisse plus vite

là je la bois et c’est bon
notamment parce que j’ai bu trop d’alcool hier
le temps que j’écrive cette review la canette est déjà presque vide mais je vais pas en boire un direct après ça serait pas raisonnable et il faut pas que je boive trop de caféine

note des coucourses : 6/10 c’était pas horrible et y’a eu un bénéfice immédiate mais bon rien de folichon non plus


/

Pour contribuer, envoyez votre review de coucourses à charles.torris@gmail.com
( guidelines )