31 août 2013 Étiquettes : ,

Technicien exploitation – Monoprix

Je confirme, avant-hier (donc le 28), avec cheval, on est allés dans un monoprix de pauvres, c’était aussi une noire ou une métisse qui faisait la gueule, ça correspond tellement à la description du premier post que c’en est confondant. Pourtant on a pris des bières de bolosses, le genre de trucs qui assurent son salaire et qui justifie l’existence de ces fils de putes de Monoprix de merde. Paradoxalement, quand j’achète des trucs de merde dans des Lidl de pauvres (il n’y a pas de lildl de riches en france, à ma connaissance), je ne rencontre jamais ce problème.

Mais il s’avère que c’est tout à fait rationnel!

C’est sans doute une stratégie de branding de la part de Monop. Quitte à aller chez eux, tu n’as qu’à prendre ton faux produit discount, leur pool graphisme a développé les packages avec les jeux de mots pourris dessus, à défaut de remplir 1% des AJR de lol recommandés dans cette situation calamiteuse, c’est censé réduire ta mcheunitude. Là-dessus, tu dépenses du fric (trop de fric pour ce que c’est, il y a un lourd travail sur l’imagerie d’une épicerie de quartier standardisée et rassurante, donc luxe), ce qui déclenche une sécrétion de sérotonine. Donc tu es content. Donc cette conne n’en a rien à foutre et passe au suivant. Si elle n’est pas payée pour être aimable, c’est toujours ça de pris sur son salaire: qu’elle se contente d’encaisser, c’est plus systématique, c’est juste une cadence à tenir. Et donc, plus de marge pour la magasin. Et encore, imaginons le facteur “objectifs chiffrés” de son manager, qui représente à lui seul la cause des trois mètres cubes de pellicules par an de la pauvre grognasse.

Chez lidl, rien à foutre, de toute façon les clients sont des bouffeurs de chips, comme c’est l’un des seuls endroits en france où il reste des trucs à moins de cinquante centimes, un peu comme une boîte de bière de 50, ou des tampons, ils sont OBLIGÉS de partir avec un article, n’importe lequel. Tout le monde est coincé, y compris la caissière. Je suis sûr que si un incendie se déclenchait dans un lildl, les vigiles bloqueraient les issues de secours, mais il y aurait des annonces au micro pour que les cinq caisses soient ouvertes simultanément, mais que cette fois-ci, ça va devoir pulser un peu. C’est ce qu’on appelle la segmentation des marchés, je crois.

 

7,5/10 parce que c’était sympa d’être entre potes


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