3 décembre 2017 Étiquettes : ,

technicien – courses du samedi

Vers 19 heures, une amie m’appelle en pleine descente de la soirée de la veille, apparemment pleine d’amen breaks et de gens bizarres. Pour voler à son secours, je me munis de deux antihistaminiques qui sont également prescrits pour de légères angoisses occasionnelles, du tabac à rouler que j’ai en spare du retour du bled de ma mère, et je fonce vers monoprix, lequel inaugure en grande pompe la dernière heure d’ouverture du jour.

Je trace vers les pinards, en me demandant lequel convient le mieux dans ce genre de circonstance; j’exclus d’office les chers (j’ai deux euros cinquante en cash, une carte bloquée, et trois euros sur une carte monop de fidélité de ma coloc), les blancs (j’ai la ferme intention de lui en squatter trois verres quand même, et ne bois que du rouge), les bordeaux parce que ça coupe les jambes et qu’il faudrait qu’elle prenne un peu l’air, les cépages parce que ça fait type qui dort dehors, et me retrouve avec un truc correct à quatre euros (je détaillerai ma méthodologie un jour).

Au fur et à mesure que j’avance vers le réfrigérateur plein de jambon sous vide d’un côté et de laitue découpée dans un sac en plastque de l’autre, qui marque l’angle à prendre pour se diriger vers les caisses et bénéficier du meilleur panorama pour jauger les différentes files d’attente, je doute de mon choix, fais demi-tour, évalue les autres picrates à 4 eu et finalement reprends le même.

Je m’engage donc dans la file d’attente des caisses, j’ai le choix de scruter la nuque d’un jeune couple dont la fille a de l’herpès autour de la bouche et qui veut acheter du poisson fumé, une bouteille de rosé et le garçon ira chercher une courgette à la dernière minute, et une femme qui a plein de trucs dont une salade colesaw, et finalement, alors que tout s’éternise, une caissière encore plus à gauche qui avait l’air de clôturer sa journée me fait signe. Je m’approche, lui demande poliment si c’était à moi qu’elle faisait signe et si elle n’était pas en train de fermer (elle avait déjà sorti une trousse transparente avec une sérigraphie du logo du magasin, ce qui augure assez bien ce genre de situation), elle me répond que j’ai très bien vu. Je paie avec ma monnaie et ma carte monop et elle me rend un euro.

Je mets la bouteille dans mon sac et je me barre. 3/10 , le seul point positif de ce jour était la caissière. (J’ai décidé de sacquer mes coucourses parce qu’elles ont un peu de mal à se renouveller en ce moment).


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Technicien – marché et monop, dimanche

Je me lève en étant persuadé qu’il n’y a plus rien à bouffer, ce qui est faux puisqu’il reste de la soupe (20 cl environ) et des pommes de terre (6 toutes petites que je destine à de la friture, un jour), et je décide d’aller claquer bêtement du fric. Il est midi et demie, c’est le deuxième dimanche du temps ordinaire, en tout cas pour les gens impliqués dans l’enseignement primaire et secondaire et/ou l’élevage de ces machins concernés, et le premier avec un temps à peu près de merde. Je mets mon capuche préféré – le plus vieux, le plus laid, sa couleur n’a même pas de nom, il sera parfait pour l’occasion, puis me munis un sac en tissu, et c’est parti mon kiki.

Monop va fermer, je m’y précipite. Urgence du jour: remplacer le pinard que j’ai éclaté hier soir, des bières, et des trucs qui vont prendre de la place dans le réfrigérateur. L’entrée est située près des fruits et légumes. Je pense à la picole dès l’entrée, mais les faubourgs ne sont pas si éloignés de la cambrousse que ça, et dans un élan de méfiance envers le reste de la clientèle, je prends deux articles avant de me diriger vers la tise: il s’agira d’un pied de basilic (celui que j’ai est mourant depuis deux mois), et de gâteaux pour le petit déjeuner de la marque monoprix, puisque je vais devoir me remettre à me réveiller tôt et à manger des petits déjeuners dans quelques semaines. Hop, direction Côtes de bourg 2011, embouteillé au château, cinq euros, c’est parti, quatre goudales, six euros et quelque, des yaourts et puis en fait c’est tout. Les quatre caisses sont pleines à craquer, on attend dix minutes en regardant dans le vide ou dans les paniers des autres l’air de rien, il y a de bien plus gros alcoolos que moi devant et derrière alors tout va bien, la dame qui m’encaisse est grosse et on se dit bonjour deux fois et j’en ai pour quinze euros quelque chose. Je range les trucs, je me barre.

Trottoir d’en face, je vais chez le Turc, (si je l’appelle par son prénom tous les stalkers de la rive droite vont savoir où j’habite), je prends des olives vertes au piment, des olives vertes dénoyautées sans trop de piment, des olives noires sèches, du fromage combi. J’en ai pour quatre euros.

Je retourne à la maison, coup de chance c’est le marché, je vais dévaliser le stock de tomates abîmées du monsieur de l’AMAP, j’en ai pour quatre euros pour quelque chose comme trois kilos, je n’ai jamais mangé d’aussi bonnes tomates de ma vie depuis au moins l’année dernière, je vais chez la dame du fond à droite, je prends des champignons abîmés aussi, une livre d’épinards, deux salades, trop cool on va faire bombance. J’en ai pour dix euros.

En renrant à la maison, je coupe immédiatement les tomates rondes les plus mûres (j’en avais acheté avec des formes un peu plus fantaisistes aussi) et, après les avoir assaisonnées de sel et d’huile d’olive et de basilic, j’ai l’impression de manger quelque chose de complètement nouveau et inconnu.

Bilan, j’ai passé l’après-midi à laver des salades, éplucher des épinards et faire de la sauce tomate, mais tout ça valait vraiment trop cher, puisque je serais bien obligé d’y retourner un de ces jours. Je n’ai pas acheté de viande parce que je n’ai pas envie d’en manger en ce moment. Ces coucourses seront sanctionnées d’un 5/10 parce que j’étais beaucoup trop indulgent les fois précédentes, et pour le mauvais feedback d’acheter des binouzes un dimanche matin dans un endroit noir de monde.

J’essaie tout de suite ce côtes de bourg, je vous raconterai si ça vous intéresse.


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Technicien – Monop, samedi 14 h

Après deux jours de report sporadique, je suis bien obligé d’échanger de l’argent contre des objets qui seront ingérés puis chiés. En sortant de chez moi, je passe devant Lidl pour évaluer le nombre de gens qui font la queue; c’est beaucoup trop. Tant pis, je ne prendrai que de l’accessoire qui coûtera trop cher, je vais me faire bolosser chez Monoprix.

Je passe chez le Turc pour acheter des olives, je prends les vertes pimentées que je suis le seul à pouvoir manger parce que les copains les trouvent trop fortes. J’en ai pour un euro dix, le patron arrondit à un euro, oubliant les dix centimes que je lui devais de vendredi dernier. Cool.

Arrivé chez Monoprix, je suis agréablement surpris par le peu de clients qui attendent de se faire encaisser. Je suis scrupuleusement la liste, hormis le fait que je prends des petits suisses au lieu d’un kilo de fromage blanc et/ou de yaourt. Je constate avec plaisir que le prix des bières Goudale en grande boîte a stagné à 1.53 euro, ce n’était pas une erreur d’affichage. C’est moins cher qu’une ambrée ou une trappiste, j’en prends quatre, tant pis pour mon début de bedaine. En fond sonore, une niaiserie à l’autotune succède à du rap français auquel on ne comprenait strictement rien.

Arrivé à la caisse, une femme est en train de payer, et un homme attend derrière moi. Il me semble que le tapis roulant pouvait fonctionner lorsque la dame passait, et la caissière demande à l’homme de pousser les articles qu’il s’apprête à rapporter chez lui dans sa direction. Il s’exécute sans dire un mot. Sans dire un mot non plus, je suis assez frustré de cette situation, puisque j’avais déployé tout un dispositif pour que mes boîtes de bière ne fissent pas cinquante aller-retours à chaque impulsion du tapis. Je m’exécute à mon tour alors que l’homme remballe ses articles. La caissière scanne les miens, que je range dans un sac en coton brut blanc, plus grand que ceux des hipstères, et que j’ai acheté chez Carrefour de Guy-moquet il y a une quinzaine de jours. Il est retourné à cause d’une sérigraphie publicitaire – si je l’ai acheté, ce n’est certainement pas pour faire l’homme-sandwich d’une marque qui n’en a pas besoin et qui ne me paiera pas. La caissière du Monop m’étonne par sa jeunesse, puis je me rends compte que si elle a dix ans de moins que moi, elle a l’âge légal de travailler, que c’est moi qui vieillis et qu’il serait temps que je m’y fasse. Elle est mince, assez laide et a l’air sympathique. Je lis sournoisement son prénom sur un badge accroché à son gilet d’uniforme, puis je l’oublie aussitôt. J’en ai pour plus de vingt euros, alors que je comptais dépenser moins de la moitié.

D’après la légende, on peut à peu près tout y voler, sauf de l’alcool. Je n’ai essayé – et réussi – qu’une fois, il y a une dizaine de jours, avec un pot de caviar de tomates, l’article le plus cher de la catégorie “un peu n’importe quoi à étaler sur du pain libanais”.

J’achète une baguette sur le trajet du retour, fait exceptionnel. En rentrant, je me rends compte que j’avais la braguette ouverte.

Le lot de mauvaises surprises et de prises de conscience me paraît finalement bénéfique et constructeur. Je donne à ces courses un bon 8/10; elles auraient été parfaites si je n’étais obligé d’y retourner demain (marché), et lundi (probablement Lidl dans la matinée pour les produits moins accessoires et les chances d’y voir moins de monde).


31 août 2013 Étiquettes : ,

Technicien exploitation – Monoprix

Je confirme, avant-hier (donc le 28), avec cheval, on est allés dans un monoprix de pauvres, c’était aussi une noire ou une métisse qui faisait la gueule, ça correspond tellement à la description du premier post que c’en est confondant. Pourtant on a pris des bières de bolosses, le genre de trucs qui assurent son salaire et qui justifie l’existence de ces fils de putes de Monoprix de merde. Paradoxalement, quand j’achète des trucs de merde dans des Lidl de pauvres (il n’y a pas de lildl de riches en france, à ma connaissance), je ne rencontre jamais ce problème.

Mais il s’avère que c’est tout à fait rationnel!

C’est sans doute une stratégie de branding de la part de Monop. Quitte à aller chez eux, tu n’as qu’à prendre ton faux produit discount, leur pool graphisme a développé les packages avec les jeux de mots pourris dessus, à défaut de remplir 1% des AJR de lol recommandés dans cette situation calamiteuse, c’est censé réduire ta mcheunitude. Là-dessus, tu dépenses du fric (trop de fric pour ce que c’est, il y a un lourd travail sur l’imagerie d’une épicerie de quartier standardisée et rassurante, donc luxe), ce qui déclenche une sécrétion de sérotonine. Donc tu es content. Donc cette conne n’en a rien à foutre et passe au suivant. Si elle n’est pas payée pour être aimable, c’est toujours ça de pris sur son salaire: qu’elle se contente d’encaisser, c’est plus systématique, c’est juste une cadence à tenir. Et donc, plus de marge pour la magasin. Et encore, imaginons le facteur “objectifs chiffrés” de son manager, qui représente à lui seul la cause des trois mètres cubes de pellicules par an de la pauvre grognasse.

Chez lidl, rien à foutre, de toute façon les clients sont des bouffeurs de chips, comme c’est l’un des seuls endroits en france où il reste des trucs à moins de cinquante centimes, un peu comme une boîte de bière de 50, ou des tampons, ils sont OBLIGÉS de partir avec un article, n’importe lequel. Tout le monde est coincé, y compris la caissière. Je suis sûr que si un incendie se déclenchait dans un lildl, les vigiles bloqueraient les issues de secours, mais il y aurait des annonces au micro pour que les cinq caisses soient ouvertes simultanément, mais que cette fois-ci, ça va devoir pulser un peu. C’est ce qu’on appelle la segmentation des marchés, je crois.

 

7,5/10 parce que c’était sympa d’être entre potes


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Chevalent – Monoprix

aujourd’hui je suis allé au monoprix et j’ai acheté du coca normal,
j’ai du faire un peu la queue parce que yavait du pipol, devant moi une petite blonde quarantenaire qui se la jouait un peu djeunz avec des grosses baskets noires et des poses assez swaggy
la caissière était une black peut-être métisse assez grande et plutôt mignonne mais elle avait l’air un peu naze et elle était pas plus sympa que ça, plutôt neutre tendance jte regarde pas et elle dit pas au revoir

dehors je suis repassé devant une mendiante avec mes comissions

en rentrant le coca je l’ai mis au frigo et même une canette au freezer pour qu’elle rafraichisse plus vite

là je la bois et c’est bon
notamment parce que j’ai bu trop d’alcool hier
le temps que j’écrive cette review la canette est déjà presque vide mais je vais pas en boire un direct après ça serait pas raisonnable et il faut pas que je boive trop de caféine

note des coucourses : 6/10 c’était pas horrible et y’a eu un bénéfice immédiate mais bon rien de folichon non plus


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