31 août 2013 Étiquettes : , ,

hummel – NAHKAUF

Jourdhui NAHKAUF — proximachat en FR — un minimarkt que j’ai découvert de l’autre côté du kanal. Même chaîne que le REWE suprabourge accessible sans pont, mais moins reuch semble-t-il. Le chemin vers le NAHKAUF est plus agréable ; on longe le kanal sur 200m, puis petit pont piéton, sorte de passerelle arquée qui ressemblerait presque, par temps clair, au nippon des nymphéas de Monet.

Le NAHKAUF est là. C’est une supérette de quartier, mieux fréquentée qu’un NETTO, plutôt tenue. Les produits REWE, chers et chichiteux, façon saveurs du monde étiquettes blanches liserés dorés, sont à hauteur d’yeux. Les produits JA (“OUI”), marque discoune de référence, à hauteur de lombo-sciatique.

En entrant, le rayon légumes est mon ami, je le connais bien, j’y passe 60% de mon temps de courses. J’enfile les couleurs dans l’ordre décidé par la direction, les étals s’offrent rouge en preums (poivrailles diverses, tomates) vert en deuz (courges), orange (carottes), puis mes mouvements s’emballent et je fourre dans mon sac les ognidés dont je raffole (les schalotten, zwieb, ail). En période faste, arrêt aux avocats ; le stand allemand des avocats est tjrs bien garni, même hors saison (aucune idée de la saison, mais certitude que cette permanence est douteuse).

J’enchaîne généralement sur une collection de boîtes de thon, toujours les moins chères, car il est apparu que tous les thons s’y valent — PLUS je parie sur du cheval, au moins à l’état de traces, chez tous les fabricants de thons. Les œufs, où sous influence je choisis la boîte où les poules semblent heureuses et libres, mais aucune étiquette n’exhibe fièrement des bestioles en batterie.

Achats plus rares, ou répondant à une autre régularité, et auxquels deswegen il faut penser : toilettenpapier, kaffee ; cette fois c’est noté, je ne referai pas le trajet une deuxième fois le froc empouillé. Mes achats se limitent à ça, quand le stock d’épices n’est pas à renouveler.

À la caisse, j’ai toujours l’impression d’arriver au moment de grâce ou qqun gueule dans le micro “ZWEITE KASSE BITTE”, et je passe devant tous les gens qui schlanguissaient depuis vingt minutes ; bizarrement, les Allemands sont pas contre, alors qu’en France on se fait parfois regarder louchement. Je passe, calcule toujours attentivement le ou la caissier/ière, mate discretos le nom de famille sur l’étiquette (celle-ci a nom polonais, celle-là est une vraie schmidt, lui est turc, voilà un slave) mais ne parvient pas à me les marquer, j’oublie toujours.

Je m’en sors pour ca. 12€, mais ce ne sont que deux jours de vapeurs au thon — les temps sont rudes. Je quitte en saluant le type qui vend sa feuille à l’entrée, et que je crois être Roumain.

NOTE : 9/10, je ne plains de rien, je vais mon petit bout de bonhomme de chemin, le thon est un ami fidèle, les légumes se comptent sur les doigts d’une main comme recommandé par le ministère, j’ai mon quota d’épices pour ménager ces petits chômages postprandiaux qui mènent à la sieste ; je garde les tickets en espérant qu’on découvre du cheval remboursable dans mes achats des deux derniers mois.


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